lundi 29 juin 2009

Mahabaleshwar

Allez, hop petit trip à Mahabaleshwar, dans les montagnes, petites 1500 m, mais montagnes quand même, nous partons a 4, le chauffeur, Deepak, Aurélie et David, du boulot.
Mahabaleshwar est une des nombreuses stations de nature et de villégiature des environs de Pune, pas loin, deux heures de route, tout est un peu plus vert sur place, mais la mousson, la vraie n'a pas encore commencée, le relief est escarpé et composé de plateaux, le site de panchgani, en hindi les 5 tables, est superbe, on se croirait, non plus en inde, mais dans une des nombreuse steppes des pays de l'est, les carioles attelées, renforcant cette impression de dépaysement. Il fait un peu plus froid qu'a Pune et surtout qu'a Mumbai, et soudain, au bout d'un plateau dominant un deux affluents, elle est là, en direct. La Mousson, nous avons assisté a son arrivée, princière, majestueuse.
Tout bascule en quelques minutes, les nuages nous envahissent, accompagnés de la pluie froide, la température descend a 15-20 degrés, aprées 4 mois a 40, c'est un bonheur sans nom.
Nous redescendons vers le vieux village, les nuages a notre niveau et la pluie effacant les contrastes changent radicalement le paysage, un mélange d'Irlande et de Népal.
nous passons par plusieurs plateaux, avec a chaque fois une ambiance qui a l'air fausse, un espèce de mate painting mal gaulé, sauf que là, c'est du live, du vrai, nous, sous la pluie et le vant et au loin deux kilomètres plus loin, le soleil dans la vallée.
le dernier plateau que nous devons visiter est noyé dans les nuages, au delà de 10m plus rien n'est reconnaissable, la végétation devient fantomatique, superbe, on ne sait plus ou l'on est, si l'on est au bord de la mer ou bien dans les carpates, un promontoire et nous nous retrouvons face a un grand blanc, le bout du monde, en dessous 1500 m de vide, immaculé.
nous redescendons un peu a la recharche d'un hotel, au bout de trpis, un endroit incertain, un resto de bord de route propose quelques chambres, super propres pour 1500 roupee la nuit, au bord d'un champ de fraise..., nous partons manger en ville un resto bizarre pas très bon propose du pinard, allez hop et une bouteille de rosé a deux, après 4 mois sans pinard, inutile de préciser qu'on se marrait pour un rien David et moi sur le chemin du retour.
5h réveil par le coq, pas moyen de retrouver le sommeil, j'allume la télé indienn pour la premiere fois, la plupart des programmes sont en anglais, je zappe sur plusieurs chaines, oscillant entre les derniers tubes de bollywood, les infos de conflits régionaux sur l'avancée des Maoistes, une émission sur le chant et le rythme des versets du Coran par un sosie de Francis Blanche barbu, et des films a foison, a noter que le baiser est proscrit, on ne s'embrasse pas en public et encore moins au cinéma, à la place une danse nuptiale superbe ou les amants se frolent sans jamais se toucher, un jeu de fuite et de poursuite, une sorte de paroxysme esthétique ou le simple (non)baiser devient érotique, le royaume du suggestif où la silhouette est maitresse. Évidement, Toujours les mêmes stéréotypes, une femme superbe, et un garcon coiffeur, une vraie pub pour de la laque.
Une douche froide, très froide, glacée, un café qui tiens plus de la Ricorée, sucrée, trop sucrée, et direction la Forteresse de Shivaji, seigneur Marathe.
450 ans avant, Shivaji, pour asseoir son empire sur le maharashtra et en fin stratège, fait construire cette forteresse imprenable an haut d'un promontoire au centre de la région, on voir tout 5 km a la ronde, enfin, tout, sauf quand c'est la mousson.
Si ce n'était les porches à l'architecture indienne, les singes et la végétation, on pourrait fort bien se croire en Irlande.

Aujourd'hui c'était mon dernier cour de Sarod avec Shekar, ca me fait bizarre de penser que le reste ne tient qu'a moi et a mon dévouement envers cette musique, en 3 mois j'ai appris ce que normalement on ingère en deux ans de cours a peu près, c'était donc assez intense, il me faut travailler tout ca maintenant, il m'est étrange que lundi je n'aurai pas de cour avec Shekar, fini pour le moment les conseils, les anecdotes, il n'empêche que je garderais jusqu'a mon retour un souvenir impérissable de cet homme, de son enseignement, de son talent et de sa générosité, de sa patience aussi, et de celle de sa famille.
Shukrya Gurudji, c'est grace a vous si j'ai pu me procurer ce Sarod magnifique.
Mon voyage touche a sa fin, le départ va être dur, très dur.
Je suis partagé, je n'ai pas envie de partir, mais je dois rentrer, il le faut.
Peut être pour mieux repartir ?


































mardi 23 juin 2009

test

Voici un extrait sonore pris avec mon magneto mp3, la qualité est assez pourrave, mais celà donne une idée du son de mon Sarod, joué par mon prof.
video