dimanche 29 mars 2009

Pataleshwara temple

Je me suis levé trop tard, je n'ai pas pu me rendre aux caves de Karla, je suis donc allé visiter le temple de Pataleshwara, situé en plein Pune, creusé en un seul morceau au coeur même d'une dalle de basalte, il date du 8e siecle,il est dédié au Dieu Shiva, un jardin ou de magnifiques bayan diffusent une ombre salvatrice mène au temple.
Au centre de la cour, un parasol de basalte, et au fond le temple dédié a Shiva, 3 petites cellules, dont la centrale renferme un linga surmonté d'un cobra de cuivre, il est interdit de prendre des photos des divinités de ces cellules, et de toute facon la sérénité et le calme du lieu sont tels qu'on ose pas déranger les gens venus prier.
l'endroit est tellement calme que les gens y viennent pour lire, se détendre.








Jouxtant le temple un autre temple dédié a un guru mort au 19e siecle, completement différent, c'est un jardin avec une maison ouverte, d'ou s'échappent des chants. Je suis resté écouter pendant une bonne heure ces femmes accompagnées par un orgue, alors qu'a l'extérieur règnait la cacophonie générale et habituelle de la ville.
Un petit oasis de paix, encore ce satané contraste qui me poursuit depuis mon arrivée.

samedi 28 mars 2009

argent, tailles caves

Depuis que j'ai la moto j'aime me perdre dans les rues et quartiers de Pune, c'est une éternelle découverte, on voie de tout dans tous les coins, aujourd'hui c'est samedi, avec son cortège de miséreux essayant de ramasser quelques roupees dans les quartier commercants, j'ai encore eu droit a mon petit cireur de chaussures qui voulait dabord bouffer, je file un peu de fric a ce pauvre môme a qui il manque un bras, mais voila qu 'il veut lui aussi s'acheter une shoeshine box, qui cette fois coute deux fois moins cher que la derniere fois, il m'a suivit pendant un bon 10 mn, ensuite ces deux gamines entre 5 et 8 ans qui voulait a manger , je rentre dans une boutique, je leur achète deux, trois patisseries, et elles m'ont envoyé chier ! elles étaient pourtant très bonnes ces patisseries,j'en ai mangé une par goumandise et filé les deux autres a un petit vieux, il était là, à même le sol, il m'a dit un merci du fond du coeur, ca m'a touché, oui, même entouré de tant de difficulté, un endroit ou pour certains, un très grand nombre, le fait de manger est un combat quotidien, ca remet les pendules a l'heure. On pourrait croire que la pauvreté extrême, on finit par s'y habituer, mais non, ca fait mal de voir des enfants mendier dans la rue. Un sentiment de culpabilité m'envahi, alors que je ne peux rien faire, sur le moment en tout cas, ce ne sont pas quelques roupees qui vont changer la vie des gens dans un besoin extrême, je le sais, mais ma vie d'occidental à l'aise est tellement décalée, que parfois j'en viens a me dégouter d'avoir oublié les éléments de bases qui font qu'un être humain survit.

Mais il avait tellement l'air content ce vieil homme avec ses patisseries, si j'ai éclairé sa journée, ca fait de moi le plus heureux des crétins de passage.

Parlons d'argent, voici des roupees:




Mon préféré reste celui de 10 roupees avec le tigre et l'élephant au verso, ils ont un style pas possible.

apr`s avoir fait le tour de boutiques de chemise et autres Kurta, j'em ai finalement achetées dans la ruea une femme très marrante, et surtout très commercante, le kurta est une chemise longue col officier en lin ou en coton parfaite pour les températures locales et se protéger un peu du soleil, car ca commence a chauffer.
Je prend le plupart en xl, et deux ou trois autres un peu plus petites, parce qu'elkles sont jolies etque j'aime bien partager avec les potes.
Cete femme vendait également des tampons a henné, taillés dans du palissandre, je lui en ait pris quelques uns, et son fils a absolument tenu a m'imprimer un scorpion:



La photo de biker s'imposait, un jeune motard indien a trouvé ca tellement cool qu'il a voulu le même tout de suite.

Programme de demain, aller visiter les caves de karla a 40 km de Pune, ce sont des caves hindouistes datant de -150-200 avant Jean -Claude, reportage complet à mon retour, si je ne me perd pas sur les routes indiennes.


Ha oui, J'ai essayé les chemises et elles sont toutes beaucoup trop petites.

mercredi 25 mars 2009

Bajaj

Après deux semaines de piétinements et de rickshaw, j'ai enfin pu contacter Sandeep, le 'Loueur' de deux roues, entre guillements parce qu'il est officiellement interdit au maharashtra, de louer des deux roues, allez donc savoir pourquoi.Donc si ke me fais contrôler, c'est un ami qui me l'a prêtée pour 5000 roupies par mois ( 120 dollars ).
Heureusement Sandeep a eu la bonne idée de me prêter un scooter en attendant que la moto soit prête. quand je dis scooter c'est un deux roues local, honda, 80cc, je crois, rouillé jusque sur les pneus, qui a une facheuse tendance a tirer a gauche, dont le freinage est incertain, l'éclairage hypothétique et le démarrage douteux, voire vulgaire. Mais ca roule.
Merci Sandeep, grace a ce scoot prêté gracieusement, j'ai pu gouter aux joies de la conduite dans Pune, et depuis dimanche la moto est arrivée :

C'est fabriqué en inde, la marque c'est Bajaj, 220cc. Oui, je sais ce n'est pas une mythique Royal Enfield, mais ca accélére bien, ca freine bien, donc parfait pour les situations d'urgence et surtout, le sélecteur de vitesse et le frein arrière sont a leurs places habituelles, ce qui n'est pas le cas de la Enfield disponible, vitesses a droite et inversées et frein arrière a gauche, je ne garantis rien en situation délicate...
La circulation dans Pune est assez sportive, mais étonnement on s'y fait très bien, il faut garder en tête que tout peut arriver de nimporte quel côté, que chaque espace entre deux véhicules sur l'axe des x ou des y est un espace a remplir et il faut écouter les klaxons,tout le monde conduit au klaxon, quand on veut dépasser on klaxonne, quand on passe une intersection, on klaxonne pour dire JE PASSE ! et faut pas hésiter ni s'arrêter, et comme il n'y a pas de priorité, ca passe... éviter les coup doeils derriere ou dans le rétro trop long, car il se passe des trucs devant, bref c'est un peu comme Paris, sans priorités, sans feux rouges, et je l'avoue c'est agréable parce qu'on conduit vraiment sa moto, je ne pense pas avoir fait plus de 2mn en ligne droite.
Ca c'est le jour.
La nuit c'est autre chose, l'éclairage urbain est incertain, voire inexistant, les gens traversent nimporte ou, les véhicules sont en plein phares , avec la pollution et la poussière ambiante on se retrouve souvent face a un gros brouillard éblouissant, donc on fait deux fois plus gaffe et on klaxonne deux fois plus en évitant les gens qui roulent en sens inverse. La nuit, rouler le plus a gauche possible. Certains feux rouges fonctionnent aux grosses intersections entre 17 et 23 h et il y a la police locale pour veiller a tout manquement, penser également, lorsqu'on est blanc, a se parer d'un foulard, indispensable de toute facon pour la poussière, d'un casque ( rare ici )et de manches longues pour se faire repérer le moins possible, a moins que l'on ait vraiment envie d'entrenir la famille du policier qui vous arrête.
Mais j'aime ca.
Je sais cette moto est très laide, je vais m'habituer un peu plus a la circulation avant de passer a la Enfield inversée...
Au fait une Enfield coûte ici 2000 dollars... mais ce n'est pas importable au canada...
Sur ce, je vous fait des grosses bises pleines de poussières.
Ramon-Motard sur le retour et heureux.
PS: grâce au bon Gout de mon pote Olivier, dont j'ai récupéré le casque laissé ici, je suis assorti a la couleur de la moto....Merci l'Olive.

samedi 21 mars 2009

Ambiances du matin












Yussuf Mirajkar

Ca y est je suis allé visiter Monsieur Yussuf Mirajkar, luthier de son état, Luthiers de Grand père en arrière petits fils, ils se sont installés à Pune voici 3 générations, ils viennent de Miraj, ville réputée pour la fabrication des sitars et tampuras. L'atelier est situé au 2e étage d'une vieille maison de lakshmi road, on est entouré d'orgues, de quelques sarods, des tempura basse, ici, pas d'outils électriques, tout se fait a l'ancienne, assi en tailleur, je suis accueilli pas Sajid, le fils, il me présente son père, m'invite a m'asseoir, quelques questions, sur ce que je recherche comme type d'instrument, quelles sont mes préfférences sonores, nous discutons un bon moment, je lui dit que je fabrique des guitares, lui montre quelques photos de guitares en construction, il s'amuse beaucoup a regarder les étapes, la maniere de cintrer le bois, il m'invite a venir voir la construction des sitars après le 5 avril, pour des raisons d'hygrométries, il recommence a fabrication annuelle dans quelques semaines, Yussuf Mirajkar est une homme très agréable et très perspicace ! Après en avoir essayé plusieurs de toutes les gammes de prix, j'ai craqué pour celle là, pour son son et la simplicité et le qualité de sa lutherie : Un êtit test sonore, avec le son médiocre le l'ordi et mon jeu très médiocre...
video

mardi 17 mars 2009

Mithun

Laissez moi vous présenter Mithun Poojari.
Mithun, en plus d'être un gars absolument charmant, est Sound designer chez Ubi Pune, et en discutant avec lui, je découvre qu'il est le guitariste d'un groupe de Metal indien, Pin Drop Violence,une groupe local bien connu dans le milieu du metal en inde, et ca décoiffe ! c'est entre Sepultura et Meshugga ( touches pas c'est mes chougas !) et en plus il est sur les publicités Gibson pour l'inde, c'est quand même la classe.
ATTENTION C'est comme les piments indiens, c'est fort.
Pin Drop Violence

Ça devait arriver !

Baptême numéro 1
Malgré la panoplie de médicaments et divers vaccins a avaler avant le départ, dans la nuit de dimanche a lundi une douleur gastrique me réveille, j'ai l'impression qu'on me tord l'estomac avec une pince, elle ariiive, elle est laaaa la tourista de Poona !!! en référence a ca, ... La langouste de Cuba pour tous les jeunes couillons de moins de 30 ans, parce que vous êtes des jeunes couillons.
finalement je me lève a 6h n'ayant pas beaucoup dormi, café, et là, malaise, gros malaise, presque a tomber dans les pommes 30 secondes durant lesquelles je ne voie plus rien, je n'entend plus rien, je sue 3 litres, je m'asseois sur les chiottes, je reprend mes esprits petit a petit.D'un seul coup ca va mieux, quelques immodiums, deux antibiotiques, de l'eau de riz, du riz, encore du riz, ca va beaucoup mieux, ce n'était pas tenace, mais bien violent !! Je reste donc a la maison lundi, en rentrant ce matin , les gars de l'équioe me demandent : alors ?? comment ca va ? es tu malade ? , je leur dit que j'ai juste eu un problème gastrique, les mecs me répondent en se marrant : Welcome to India ! après cette crise, tout devrait bien se passer, il n'y a pas que le mental qui doit s'adapter, le corp aussi !

Baptême numéro 2
Ce matin en prenant le rickshaw de Sanjee, le chauffeur de la compagnie ( un vrai maharadja je vous dit !) avec David, nous avons doublé un éléphant, il était là, en pleine ville, au milieu du traffic, je suis resté tellement scotché que je n'ai pas pris de photos.
Je ne voudrais pas être grossier, mais putain ! le nombre de claque que je me prend en ce moment !

Et pour paraphraser, mon ami El Direktor : Allez..

dimanche 15 mars 2009

Sitar-énervement-Parvati-Holi-Pune

Fin de semaine tranquille à Pune, je décide d'aller faire un tour dans laxmi road, un vieux quartier populaire commercant, rien a voir avec MG road, les rues sont très étroites, mais toujours bondées de monde, un souk indien.
Je demande au Rickshaw de me laissier a l'entrée du quartier, je vais me perdre, c'est sur, mais j'aime ça ! et 2h plus tard, je suis perdu ! je suis a la recherche d'un fabricant de sitar du quartier, j'arrive en demandant a droite a gauche, a touver la boutique, un coin sous un escalier, ou sont accrochées de vieilles sitar en très mauvais état, immédiatement la fièvre s'empare de moi, je les veux !!
L'employé de la boutique me dit que les modèles neufs sont plus haut dans les étages, mais il est tout seul et ne peut pas laisser le magasin, un pote a lui arrive et on monte juste 5mn, et c'est la caverne d'Ali Baba, mais le boss n'est pas là, il faut redescendre, je ne pourrais pas les essayer aujourd'hui, je vais devoir revenir, les prix, de 5000 à 8500, de 125 a 220 dollars, elles sont vraiment belles et la facture est super propre, les frettes correctement travaillées, j'ai juste le temp de jouer une note a vide, ca a l'air de bien sonner, belle résonnance et le jawari, le pont, a l'air bien réglé, un avant gout du nirvana pour moi et le début de mes problèmes pour apprendre a jouer de cet instrument.
je reprens un rickshaw pour MJ road, je veux acheter quelques CD, je trouve par hasard une boutique d'instruments, je rentre et trouve 2 sitars dans une vitrine, pas de nom sur la tête, ca commence mal, je les essaie, 2 merdes, impossibles a accorder, les frettes arrachent les doigts, le jawari n'est ni fait ni a faire, le son est plat comme la plaine de Beauce, pour 6000 roupee, je vais aller ailleurs.

En sortant, vu le monde sur MG road,c'est samedi, je suis assaillis par des bandes de mômes et de mendiants, des gars qui veulent a tout prix me vendre des sculptures genre Tiki avec une plante au dessus de la tête, et ca commence a me gonfler sévère, je sais que je suis bien riche par rapport a pas mal de monde ici, mais là, tous les 3m, je me fais taxer, je m'arrête pour dire non, et je ne m'en sort pas, un passant me vient en aide, vire l'attroupement et me dit: Monsieur , vous n'allez jamais vous en sortir, et l'histoire qu'ils vont vous raconter va être sans fin, si quelqu'un vous accoste, ne répondez pas et continuez votre chemin si vous n'avez pas envie de donner, mais évitez de donner aux enfant, ils travaillent pour un boss qui va tout ramasser. Effectivement ca marche, c'est dur, mais ca marche.

Dimanche.
Après mon expérience de samedi je décide d'aller dans un endroit plus calme, le temple de Parvati sur une colline un peu au sud ouest de la ville.















Holi !!








Ambiances de Pune.